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L’agaçante suprématie de Google février 8, 2010

Posted by projetmiste in Article.
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En France, neuf requêtes sur dix passent par Google, selon le dernier baromètre AT Internet Institute (Xiti) datant d’avril 2009. En à peine dix ans, Google a su se rendre indispensable au point d’éclipser tous ses concurrents directs et de ringardiser l’approche proposée par les annuaires. Ce quasi monopole agace car le moteur californien n’est ni omniscient, ni exempt de reproches.

Déjà, il faut savoir que parmi les 60 premiers résultats remontés par Google et Yahoo, le taux de recouvrement n’est que de 20 à 30%. Etant donné que les internautes ne consultent généralement que les deux ou trois premières pages de réponses, soit quelques dizaines au plus, ils ont une vue tronquée du web visible. Ce n’est pas parce que l’information n’est pas bien classée par Google qu’elle n’existe pas ou n’est pas pertinente. Le recours à d’autres outils, comme Bing de Microsoft qui a été adopté par Yahoo pour motoriser son portail ou encore le Français Exalead, permet d’étendre le champ des réponses sans avoir à faire défiler des pages et des pages de résultats. Le courageux qui choisirait néanmoins cette dernière option aurait alors la désagréable surprise de constater que le moteur affiche régulièrement moins de résultats que le nombre annoncé.

Plus surprenant, Google prend quelques libertés avec la formulation des requêtes. Ce qui apparaît comme une aide pour l’internaute lambda constitue en revanche une gêne pour le professionnel qui aura sélectionné avec soin ses mots clés. Ainsi, la gestion du singulier et du pluriel s’avère fantaisiste. « La troncature implicite est pratiquée, mais pas de manière systématique », observe la consultante Internet Beatrice Foenix-Riou, également rédactrice en chef des lettres spécialisées Bases et Netsources. C’est selon le bon vouloir de Google. Ce dernier a même ajouté une couche sémantique qui permet même d’étendre la recherche en incluant des synonymes qui ne sont pas présents dans la requête. Une pratique courante dans les moteurs de recherche d’entreprise… sauf que ces derniers ne fonctionnent pas comme une boîte noire. L’administrateur a la main sur les dictionnaires. La gestion des accents s’avère aussi étrange. En théorie, Google, comme les autres moteurs y est insensible (idem pour la casse). Cela ne se vérifie pas toujours. Ainsi, l’opérateur Intitle, qui restreint la recherche aux mots clés présents dans les URL, tient compte de l’accentuation.

Conscient des approximations de Google, l’internaute, particulier comme professionnel, aura intérêt à utiliser quelques fonctions avancées, comme l’opérateur +  pour obtenir une recherche sur les mots exacts saisis (les seuls guillemets ne suffisent pas). Le recours à d’autres moteurs élargira le champ de réponses. Les annuaires restent également une piste intéressante, notamment lorsque le moteur est submergé de réponses. Si les versions généralistes de ces outils peinent à suivre la croissance exponentielle du web, les annuaires thématiques et les pages de liens ne doivent pas être négligés dans une stratégie de recherche. Quitte à utiliser Google pour les trouver.

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